
désir - pouvoir - art
Regarder
vraiment
sans tabou ni hypocrisie
Rome, 1602. Un adolescent nu piétine les symboles du savoir et de la gloire. Caravage capte notre regard et nous oblige à nous confronter à ce corps. Pour la première fois dans l’histoire de l’art, un peintre nous confronte à la réalité anatomique d’un adolescent nu. C’était un choc visuel à l’époque. C’en est encore un aujourd’hui.
Pourtant, silence. Les sources évitent le sujet, les biographies esquivent, l’érotisme du tableau est systématiquement nié.
Qu’ont voulu voir — ou ne pas voir — ceux qui ont regardé cette œuvre ?
AVO refuse l’hypocrisie. Nous interrogeons ce que l’on voit, ce que l’on cache, ce que l’on refuse de dire. Nous proposons des clés pour regarder vraiment.
Regarder librement.
Ce que nous interrogeons
1001 interprétations d'AVO
De l'allégorie virginienne au réseau initiatique : dix façons de voir le tableau.
Où est passé l'Amour ?
De Rome à Berlin : l'odyssée d'un chef-d'œuvre.
Art ou pornographie ?
L'AVO a-t-il été créé comme œuvre érotique ?
Ange ou diable ?
Entre iconographie religieuse et provocation païenne.
Qui était Cecco ?
Francesco Boneri : modèle, amant, peintre ?
Pourquoi aucun nu féminin ?
Caravage n'a peint aucun corps féminin érotisé. Pourquoi ?
Que fait la main cachée ?
Le geste dissimulé au centre de la composition.
Localiser l'Amour
L’Amor Vincit Omnia est normalement conservé à la Gemäldegalerie de Berlin. Exceptionnellement, il est exposé à la Wallace Collection de Londres jusqu’en avril 2026 — une occasion rare de voir ce chef-d’œuvre hors d’Allemagne.
1602 — ROME
Collection Vincenzo Giustiniani, Palazzo Giustiniani
1812 — PARIS
Vente publique organisée par Féréol Bonnemaison
1815 — BERLIN
Acquisition par le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III
1945-1958 — DÉPLACEMENTS
Protection durant la Seconde Guerre mondiale
Depuis 1958 — BERLIN
Gemäldegalerie, Kulturforum
2025-2026 — LONDRES
Exposition temporaire à la Wallace Collection